Sensation mitigée à la suite du concert de Cosa Brava, le nouveau quartet de Fred Frith à Pôle Sud. Certes, il s’y est passé quelque chose. Des mélodies superbes, que la violoniste Carla Kihlstedt (membre, entre autres, du Tin Hat Trio) a mis en avant de bien belle manière. Un batteur, Matthias Bossi, qui tira son épingle du jeu, avec des rythmes qu’on a plus l’habitude d’entendre du côté de certaines musiques électroniques, dub ou broken beat.
Mais le quartet se montra trop déséquilibré. Zeena Parkins a déçu. Au clavier-synthé et à l’accordéon, elle enchaîna des sons plus douteux les uns que les autres et l’on pensait à sa sœur, Andrea Parkins, dont la prestation il y a quelques semaines, à l’accordéon également et à l’électronique, au Musée d’art moderne et aux côtés de la chanteuse Jessica Constable, avait été autrement plus concluante.
Quant à Fred Frith, il alterna le bon et le franchement désagréable. Le bon quand il a su se mettre en retrait et distiller quelques accords qui semblaient indiquer les directions harmoniques, ou bien des lignes de basse qui donnaient du corps aux mélodies. Le désagréable sur plusieurs solos grandioses et interminables, qui lorgnaient vers certaines dérives héroïques de guitariste hard rock (I Don't Believe in You). Certains morceaux se sont ainsi enfoncés dans un lyrisme épique un peu dégoulinant.
De plus, pourquoi insista-t-il dans son désir de jouer si fort ?
C'était le premier concert de la formation, et c'est dans les passages les plus sauvages qu'elle fut la plus convaincante, quand la batterie se fit bégayante, le violon agressif, quand Carla Kihstedt lâcha les chevaux vocalement, et quand Frith appuya les échappés de ses musiciens à coup d’accords secs de guitare et avec un jeu à la basse qui rappelait parfois Massacre et Bill Laswell.
Enfin, le clin d’œil au brésilien Tom Zé fut plus réussi que celui fait à Albert Marcoeur…
Mais le quartet se montra trop déséquilibré. Zeena Parkins a déçu. Au clavier-synthé et à l’accordéon, elle enchaîna des sons plus douteux les uns que les autres et l’on pensait à sa sœur, Andrea Parkins, dont la prestation il y a quelques semaines, à l’accordéon également et à l’électronique, au Musée d’art moderne et aux côtés de la chanteuse Jessica Constable, avait été autrement plus concluante.
Quant à Fred Frith, il alterna le bon et le franchement désagréable. Le bon quand il a su se mettre en retrait et distiller quelques accords qui semblaient indiquer les directions harmoniques, ou bien des lignes de basse qui donnaient du corps aux mélodies. Le désagréable sur plusieurs solos grandioses et interminables, qui lorgnaient vers certaines dérives héroïques de guitariste hard rock (I Don't Believe in You). Certains morceaux se sont ainsi enfoncés dans un lyrisme épique un peu dégoulinant.
De plus, pourquoi insista-t-il dans son désir de jouer si fort ?
C'était le premier concert de la formation, et c'est dans les passages les plus sauvages qu'elle fut la plus convaincante, quand la batterie se fit bégayante, le violon agressif, quand Carla Kihstedt lâcha les chevaux vocalement, et quand Frith appuya les échappés de ses musiciens à coup d’accords secs de guitare et avec un jeu à la basse qui rappelait parfois Massacre et Bill Laswell.
Enfin, le clin d’œil au brésilien Tom Zé fut plus réussi que celui fait à Albert Marcoeur…
Sur leur site myspace sont disponibles plusieurs morceaux issus de concerts donnés lors des dates qui ont suivi celle de Strasbourg :