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24/11/2009

PLAT DU JOUR 25 - Roy Nathanson, Monnette Sudler, Meshell Ndegeocello ...

Spadee Sam presents – Plat du Jour 25 Mix

01 – Roy NathansonLove Train (Subway Moon, Enja Records 2009)
02 – Monnette SudlerIn My Own Way (Meeting of The Spirits, Isma’a 2005)
03 – Group BombinoAmidinine (Guitars from Agadez Vol.02, Sublime Frequencies 2009)
04 – Wu FeiCloud of Birds ((A Distant Youth, Forrest Hill Records 2007)
05 – Bill FrisellLittle Girl (Disfarmer, Nonesuch 2009)
06 – Rob BurgerTimescapes-Bazar (City of Strangers, Tzadik 2009)
07 – Tickley FeatherButtshot (Tickley Feather, Paw Tracks 2008)
08 – Lisa GermanoMagic Neighbor (Magic Neighbor, Young God Records 2009)
09 – Vic ChesnuttChain (At The Cut, Constellations Records 2009)
10 – Eldbjorg RaknesThe Red Wheelbarrow (So Much Depends on a Red Wheelbarrow, Platearbeiderne 2003)
11 – Meshell NdegeocelloHair of The Dog (Devil’s Halo, Mercer Street Records 2009)
12 – Hope Sandoval and The Warm InventionsSatellite (Through The Devil Softly, Nettwerk Records 2009)
13 – Monnette SudlerG-String (Meeting of The Spirits, Isma’a 2005)

Départ en métro new-yorkais avec le “Love Train” des O’Jays repris par le saxophoniste et poète Roy Nathanson, acommpagné notamment du human beatbox d’IsWhat ?! Napoleon Maddox. Destination Philadelphie pour y rencontrer la guitariste/chanteuse Monnette Sudler. Son dernier disque enregistré en France s’écoute gentiment mais rien n’est du niveau de ce superbe Meeting of The Spirits paru en 2005 où se croisent blues, soul, spoken word, folk et jazz. Le cadeau de Noël idéal !
Sur la route, les guitares touaregs du Group Bombino au Niger puis le guzheng de la compositrice chinoise Wu Fei, accompagnée de Fred Frith à la guitare et de Carla Kihlstedt au violon.
Mais aussi le rêve américain avec la guitare de Bill Frisell sur son très beau Disfarmer -et toujours le violon de Carla Kihlstedt - puis les miniatures de l’accordéoniste Rob Burger avant les collages lo-fi de Tickley Feather.
Lisa Germano, sa voix de petite fille sauvage, ses chansons magnifiques qui finissent toujours par se casser la gueule comme un gamin qui finit par jeter ses plus beaux jouets.
Depuis les studios d’Hotel2Tango à Montréal, Vic Chesnutt chante l’un des plus beaux morceaux de son dernier disque « At The Cut ». Depuis la Norvège, Eldbjorg Raknes hypnotise.
Lisa Germano, de retour. L.A. Au violoncelle cette fois, avec Meshell Ndegeocello. 1min41 , c’est la durée de Hair of The Dog, l’un des sommets de Devil’s Halo, un disque qui en compte beaucoup.
Plus au Nord, à San Francisco, la baie vitrée est grande ouverte chez Hope Sandoval. Vagues du Pacifique et micro vintage dans le salon. Même en si charmante compagnie, on finit par descendre sur la plage et s'installer aux côtés de Monnette Sudler. Le blues, la soul, la grande classe.

12/08/2008

PLAT DU JOUR 14 - Traveling Alone Ep.01 - Traveling Alone Mix




Spadee Sam presents – Traveling Alone Mix



01 - Myriam AlterWas It There (Where Is There 2007, Enja)
02 – Daniel ZamirLove (I Believe 2008, Tzadik)
03 – Corin CurschellasOlma de Vali (Grischunit 2008, TräumtonRecords)
04 – Simone Massaron and Carla BozulichDandelions on Fire (Dandelions on Fire 2008, LongSong)
05 – John MellencampDon’t Need This Body (Life, Death, Love and Freedom 2008, HearMusic)
06 – Corin CurschellasPinada (Grischunit 2008, TräumtonRecords)
07 – Ron SexmithTraveling Alone (Exit Strategy of The Soul 2008, YepRocRecords)
08 – Simone Massaron and Carla BozulichMy Hometown (Dandelions on Fire 2008, LongSong)
09 – John MellencampJohn Cockers (Life, Death, Love and Freedom 2008, HearMusic)
10 – Todd Sickafoose – Whistle (Tiny Resistors 2008, Cryptogramophone)
11 – Phantom Orchard feat.Maja S.RatkjeOmni (Orra 2008, Tzadik)
12 – Simone Massaron and Carla BozulichNever Saw Your Face (Dandelions On Fire 2008, LongSong)

17/05/2008

KIP HANRAHAN, ASTOR PIAZZOLA ET LE LABEL AMERICAN CLAVE


Comme promis, passons la vitesse supérieure et intéressons-nous au producteur Kip Hanrahan et à son label American Clavé, alors que paraissent ces temps-ci des rééditions du catalogue, chez Enja Records.


SPADEE SAM presents – Born Anew at Each A.M.Mix

01 – Busses from Heaven (Beautiful Scars 2007, AMCL 1060)
02 – One Casual Song (After Another) (Vertical’s Currency 1984, AMCL 1010)
03 - ....If I Knew How To, If I Knew (Tenderness 1993, AMCL 1016)
04 – Hollywood in Harlem (Every Child Is Born a Poet 2006, AMCL 1032)
05 – Caravaggio / A Quick Balance (Beautiful Scars 2007, AMCL 1060)
06 – Aziz and Azizah (A Thousand Nights and a Night 1996, AMCL 1036)
07 – Leijia Heads to Brooklyn (Beautiful Scars 2007, AMCL 1060)
08 – Milton Cordona (Beautiful Scars 2007, AMCL 1060)
09 – What Else Can I Do With a Drum (Days and Nights of Blue Luck Inverted 1988, AMCL 1012)
10 – Born Anew at Each A.M. (Every Child Is Born a Poet 2006, AMCL 1032)
11 – Gender (Days and Nights of Blue Luck Inverted 1988, AMCL 1012)
12 – A Small Map of Heaven (Vertical’s Currency 1984, AMCL 1010)
13 – Love Is Like a Cigarette (Days and Nights of Blue Luck Inverted 1988, AMCL 1012)
14 – Pretty as Thee (Every Child Is Born a Poet 2006, AMCL 1032)
15 – Shahrazad (A Thousand Nights and a Night 1996, AMCL 1036)
16 – Shahrazad Shifts Angles, Introducing (A Thousand Nights and a Night 1996, AMCL 1036)
17 – Dunya’s Nocturnal Realization (A Thousand Nights and a Night 1996, AMCL 1036)
18 – Shahrazad at The Closing of The First Night of Stories (A Thousand Nights and a Night 1996, AMCL 1036)

Avant de définitivement se tourner vers la musique à la fin des années 70, Kip Hanrahan avait étudié l’architecture puis le cinéma. Deux domaines qui n’ont ensuite jamais cessé de faire partie intégrante de son œuvre, débutée en 1981 avec Coup de Tête et dont la dernière trace à cette heure est l’album Beautiful Scars, paru il y a quelques mois.

Percussionniste, Kip Hanrahan est avant tout producteur. Depuis plus de 25 ans, tous les disques parus sous son nom incluent une quantité impressionnante de musiciens, actifs sur les scènes du jazz/free jazz, de la musique latine ou du rock.

Depuis 25 ans, on a pu entendre sur une quinzaine de disques, et parmi beaucoup d’autres, les guitaristes Arto Lindsay ou Leo Nocentelli (The Meters), les bassistes Jamaaladeen Tacuma, Bill Laswell ou Fernando Saunders, les batteurs Anton Fier, Andrew Cyrille ou JT Lewis, les pianistes Carla Bley, Don Pullen, Mike Cain ou DD Jackson, les violonistes Alfredo Triff ou Billy Bang, les souffleurs Jerry Gonzalez, Henry Threadgill, Byard Lancaster, David Murray ou Ron Blake.

Mais le ciment de l’oeuvre d’Hanrahan, c’est la basse électrique, celle, élastique, de Steve Swallow, ainsi que les percussions magiques et omniprésentes de Milton Cardona, Daniel Ponce, Horacio El Negro Hernandez ou Robby Ameen, les voix de Brandon Ross, Lisa Herman, Alvin Youngblood Hart ou Lindsey Marcus, celles de la cubaine Xiomara Laugart ou encore du gallois Jack Bruce, mythique bassiste du groupe Cream avec Eric Clapton.

Des voix chantées, parlées, murmurées, en anglais, en espagnol.

Tous les disques de Kip Hanrahan se ressemblent plus ou moins, et font entendre une musique faite de plans rapprochées, urbaine, new-yorkaise, cosmopolite, métissée, sensuelle, moite.
Impossible d’écouter un disque d’Hanrahan à la campagne en hiver.

Il fut pendant longtemps difficile de conseiller un disque en particulier parmi la dizaine d’albums publiés sous son nom. Le premier, Coup de Tête, résonne des éclairs de guitare d’Arto Lindsay et cache une merveilleuse reprise d’India Song de Jeanne Moreau et Marguerite Duras, avec Carla Bley au piano et au chant.
Deux and plus tard, Desire Develops an Edge voit l’apparition de deux des éléments les plus importants dans l’œuvre d’Hanrahan, la basse de Steve Swallow et la voix de Jack Bruce.
Si en 1984, sur Vertical’s Currency, il n’y avait eu que ce fantastique Small Map of Heaven… La voix de Jack Bruce y est sensuelle comme jamais, David Murray offrant quant à lui un solo magnifique.
5 ans plus tard, Days and Nights of Blue Luck Inverted en est la sombre suite.
Au même moment, le pianiste Don Pullen, la chanteuse Carmen Lundy et le violoniste Alfredo Triff illuminent Tenderness, avant qu’en 1993, Exotica penche nettement du côté des Caraïbes.
Puis les Mille et une Nuit, et leur libre adaptation par Hanrahan et ses musiciens. Des dialogues nocturnes, intimes, un leitmotiv de piano et toujours de fantastiques percussions.
Et puis, alors que l’on pensait le meilleur derrière lui, voilà que Kip Hanrahan publie Beautiful Scars, où tout est du même niveau que Busses from Heaven ou Caravaggio, notamment One Summer Afternoon, Xiomara wears The Hat Beautifully ou The Accountant of Morning, sur lesquels Alfredo Triff mais aussi le saxophoniste Ron Blake font des merveilles.


N’hésitez pas et courrez acheter Beautiful Scars, vous l’écouterez longtemps, ce qui de nos jours est plutôt rare.






SPADEE SAM presents – Tangologie, an American Clave Mix


01 – Alfredo TriffAmbiente Pa ‘Ti (21 Broken Melodies at Once 2000, AMCL 1023)
02 – Astor PiazzollaTanguedia III (Tango : Zero Hour 1986, AMCL 1013)
03 – Silvana DeluigiAquesto Abajo (Yo! 2002, AMCL 1025)
04 – Alfredo TriffBolero Para Las Memorias (21 Broken Melodies at Once 2000, AMCL 1023)
05 – Deep RumbaArabian Nights (Deep Rumba, A Calm In The Fire of Dance 2000, AMCL)
06 – Silvana DeluigiTangologie (Yo! 2002, AMCL 1025)
07 – Astor PiazzollaKnife Fight (The Rough Dancer and The Cyclical Night 1988, AMCL 1019)
08 – Astor PiazzollaMichelangelo ’70 (Tango : Zero Hour 1986, AMCL 1013)
09 – Astor PiazzollaPrologue (Tango Apasionado) (The Rough Dancer and The Cyclical Night 1988, AMCL 1019)
10 – Silvana DeluigiSonamos el Tango (Yo! 2002, AMCL 1025)
11 – Deep RumbaBesame Mucho (Deep Rumba, A Calm In The Fire of Dances 2000, AMCL 1030)
12 – ConjurePetit Kid Everett (Cab Calloway Stands In For The Moon 1988, AMCL 1015)
13 – ConjureMinnie The Moocher (Cab Calloway Stands In For The Moon 1988, AMCL 1015)

Très vite, Kip Hanrahan créé le label American Clavé afin d’y publier sa musique et celle d’amis comme le percussionniste Milton Cardona, le trompettiste Jerry Gonzalez et plus tard, le violoniste cubain Alfredo Triff.

Y sortent les albums sous son nom mais aussi des projets comme Conjure, qui rassemblent autour des textes d’Ishmael Reed (auteur en 1972 du flamboyant Mumbo Jumbo) certains des musiciens nommés précédemment, rejoints par Taj Mahal, Allen Toussaint, Lester Bowie, Olu Dara ou Bobby Womack, pour trois disques qui brassent toutes les musiques afro-américaines, blues, soul, jazz, free jazz, funk.

Mais American Clavé est surtout le label sur lequel paraissent trois des derniers disques, les meilleurs, d’Astor Piazzolla.

Trois disques en quintet, augmenté sur The Rough Dancer and The Cyclical Night du saxophone alto de Paquito D’Rivera.
Trois disques d’une violence inouïe, sensuels, sexuels.
Sur Tango :Zero Hour, The Rough Dancer et La Camorra, le tango est joué «comme dans un bordel, par des musiciens à moitié ivres qui s’aiment et se détestent ».
Une musique au cordeau, sèche, sans fioriture, où claquent comme un fouet les glissandos rapides du violoniste Fernando Suarez Paz, les contrepoints percussifs du piano de Pablo Ziegler et surtout le bandonéon d’El Troesma, puissant, complexe.
Par leurs extraordinaires évocations des passions les plus extrêmes, ces trois disques tuent pratiquement le tango, devenu, débarrassé de tout folklore, autant blues que soul.
La solitude d’une provocation passionnée…

« Quel pêché a donc commis Astor Piazzolla dans une vie antérieure pour voir depuis sa mort sa musique ainsi massacrée par les musiciens classiques, alors qu’il ne supportait pas la manière qu’avait ces derniers d’essayer, en vain, de la jouer ».
‘Il faut avoir ma musique dans le cœur, dans le corps, avant même que je l’écrive. Avec eux, c’est impossible ».
« Astor assistait à une répétition, réarrangeait le tout de manière à rendre sa musique plus simple rythmiquement et émotionnellement, puis laissait tomber, acceptait les récompenses et sa musique, vide ».
« Depuis sa mort, sa musique est presque exclusivement jouée, vidée, massacrée par des musiciens classiques ».
« L’une des caractéristiques d’Astor Piazzolla est qu’il jouait debout. « Je refuse de paraître comme une veille dame entrain de tricoter ». Chanteur ou saxophoniste, vous parlez, respirer, sonnez différemment en vous tenant debout. Récemment, à Buenos Aires, les jeunes joueurs de bandonéon se tenaient tous assis. Toute la sensualité du jeu de Piazzolla s’était perdue. Et ils ressemblaient à nouveau tous à de vieilles dames entrain de tricoter ».

KIP HANRAHAN

Astor Piazzolla : Milonga del Angel
Astor Piazzolla : Michelangelo 70

Kip Hanrahan poursuivra son travail autour du tango après la mort du maître, en produisant l’excellent Yo!, de la chanteuse argentine Silvana Deluigi, et sur lequel on retrouve presque au complet le quartet qui entourait Piazzolla sur Tango Zero Hour et La Camorra.


Bonus : Quelques suggestions extra-musicales pour accompagner la musique de Kip Hanrahan et du label American Clavé.

En sirotant un mojito, regardez, si ce n’est déjà fait, In The Mood for Love de Wong Kar-Wai, et lisez Los Boys (10/18), le magnifique livre de l’écrivain américain d’origine dominicaine, Junot Diaz.

Vous m'en direz des nouvelles...

13/05/2008

PLAT DU JOUR 6 - Estelle, Willy Deville, Eric Bibb, Mark Lanegan, James Pants, Pär Lämmers, ...

Spadee Sam presents – Stars That Speak Mix (clique gauche pour l'audio)

01 – The SolutionHad You Told Him Like It Is (Wouldn’t Be Like It Is) (Will Not Be Televised 2008, WildKingdom)
02 – Eric BibbSpirit I Am (Get On Board 2008, Telarc)
03 – Estelle feat.Cee-LoPretty Please (Love Me) (Shine 2008, Atlantic)
04 – James Pants feat.Deon DavisKash (Welcome 2008, StonesThrow)
05 – Mike DoughtyMore Bacon Than A Pan Can Handle (Golden Delicious 2008, Ato)
06 – ChairliftAt My Side
07 – Vampire WeekendCape Cod Kwassa Kwassa (Vampire Weekend 2008, XI)
08 – EstelleCome Over (Shine 2008, Atlantic)
09 – Aqeel Cosmic Psycho (Inside The Man of and Afro-American Ange 2008, DelPialo)
10 – Kissey AsplundCaos (Plethora 2008, BBE)
11 – Isobel Campbell and Mark LaneganThe Flame That Burns (Sunday at Devil Dirt 2008, Pias)
12 – Willy DevilleStars That Speak (Pistola 2008, Eagle)

Quantité de bonnes chansons perdues dans un océan d’albums à moitié (plus ?) vides.

Dans la mouvance soul/funk rétro actuelle, les suédois de The Solution proposent Will Not Be Televised qui puise allègrement aux sources des labels Stax et Motown. Le son du premier, la pop soul de la seconde pour un résultat pas désagréable, mais pas renversant non plus.

Disons-le une fois pour toute, le blues d’Eric Bibb est ennuyeux comme la pluie. Passéiste en diable, Bibb arrive même à faire mouche avec une parfaite imitation de Joe Cocker ! Profitez donc un maximum du tube Spirit I Am.

John Legend fait de l’excellent boulot sur Shine, le deuxième album d’Estelle, bourré de tubes imparables. Si American Boy, son duo avec Kanye West, fait les beaux jours des gens branchés, celui avec Cee-Lo, l’une des moitié de Gnarls Barkley, est bien meilleur. Et avec Come Over, Estelle signe le morceau parfait pour votre ménage de printemps, toutes fenêtres ouvertes.

Une parfaite ritournelle pop chez Chairlift et un interlude de luxe chez Mike Doughty, ancien membre de Soul Coughing, une tentative hawaio-africaine par Vampire Weekend, c’est maigre on vous l’accorde, mais on prend ce qu’on nous donne et les gens n’ont plus rien.

A Los Angeles, sur l’excellent label de hip-hop Stones Throw, sortent de temps à autres des ovnis électro-psychédéliques. C’est le cas avec Welcome de James Pants, un disque largement dispensable qui l’est nettement moins pour le morceau Kash. Bootsy Collins doit traîner dans le coin. Le remix de Peanut Butter Wolf, patron du label, est encore plus savoureux.

L’ombre d’un ancien pensionnaire de Stones Throw, J Dilla, plane sur la mixtape d’Aqeel, pleines de beats futuristes et de voix p-funk, dont s’inspire largement cet excellent Cosmic Psycho.

La suédoise Kissey Asplund est charmante et a une très jolie voix. Sur Caos, on entend le bruit des vagues. Est-ce à ses côtés que l’on s’est endormi et avons raté le reste de Plethora ?

Le duo cowboy/cowgirl Mark Lanegan/Isobel Campbell revient avec un album bien meilleur que Ballad of The Broken Seas, paru il y a deux ans. On le sait depuis longtemps mais Mark Lanegan est l’une des plus grandes voix actuelles. On n’en dira pas autant de sa charmante partenaire dont les gémissements, même discrets, sont insupportables.
Le sommet de ce Sunday at The Devil Dirt est le fantomatique et sudiste Back Burner, qui aurait tout à fait pu figurer sur Pistola, le dernier Willy Deville. Back Burner / I’m Gonna Do Something The Devil Never Did, même combat. Mais chassez le romantisme et il revient au galop et c’est à une fin de nuit enfumée en compagnie de mariachis ivres que nous invite, comme souvent, Deville, sur Stars That Speak.

Au rayon jazz, allez faire un tour sur le myspace du pianiste néerlandais basé à Berlin, Pär Lämmers. En trio, il vient de publier Hinten rechts, der Regen, sur le très bon label allemand Traumton Records. Le morceau Krank, par exemple, vaut le détour et tout l’album évolue au même niveau. Les trois excellents musiciens affichent clairement leurs intentions pop (une reprise du merveilleux Between The Bars d'Elliott Smith) mais jamais ne tombent dans la facilité, ni mélodique ni ryhtmique. Pär Lämmers pourrait en tout cas bien vite devenir un pianiste dont on parle, d'autant que les échos qui nous sont parvenus des performances du trio en concert sont plus que positives.