Spadee Sam presents – Stars That Speak Mix (clique gauche pour l'audio)
01 – The Solution – Had You Told Him Like It Is (Wouldn’t Be Like It Is) (Will Not Be Televised 2008, WildKingdom)
02 – Eric Bibb – Spirit I Am (Get On Board 2008, Telarc)
03 – Estelle feat.Cee-Lo – Pretty Please (Love Me) (Shine 2008, Atlantic)
04 – James Pants feat.Deon Davis – Kash (Welcome 2008, StonesThrow)
05 – Mike Doughty – More Bacon Than A Pan Can Handle (Golden Delicious 2008, Ato)
06 – Chairlift – At My Side
07 – Vampire Weekend – Cape Cod Kwassa Kwassa (Vampire Weekend 2008, XI)
08 – Estelle – Come Over (Shine 2008, Atlantic)
09 – Aqeel – Cosmic Psycho (Inside The Man of and Afro-American Ange 2008, DelPialo)
10 – Kissey Asplund – Caos (Plethora 2008, BBE)
11 – Isobel Campbell and Mark Lanegan – The Flame That Burns (Sunday at Devil Dirt 2008, Pias)
12 – Willy Deville – Stars That Speak (Pistola 2008, Eagle)
Quantité de bonnes chansons perdues dans un océan d’albums à moitié (plus ?) vides.
Dans la mouvance soul/funk rétro actuelle, les suédois de The Solution proposent Will Not Be Televised qui puise allègrement aux sources des labels Stax et Motown. Le son du premier, la pop soul de la seconde pour un résultat pas désagréable, mais pas renversant non plus.
Disons-le une fois pour toute, le blues d’Eric Bibb est ennuyeux comme la pluie. Passéiste en diable, Bibb arrive même à faire mouche avec une parfaite imitation de Joe Cocker ! Profitez donc un maximum du tube Spirit I Am.
John Legend fait de l’excellent boulot sur Shine, le deuxième album d’Estelle, bourré de tubes imparables. Si American Boy, son duo avec Kanye West, fait les beaux jours des gens branchés, celui avec Cee-Lo, l’une des moitié de Gnarls Barkley, est bien meilleur. Et avec Come Over, Estelle signe le morceau parfait pour votre ménage de printemps, toutes fenêtres ouvertes.
Une parfaite ritournelle pop chez Chairlift et un interlude de luxe chez Mike Doughty, ancien membre de Soul Coughing, une tentative hawaio-africaine par Vampire Weekend, c’est maigre on vous l’accorde, mais on prend ce qu’on nous donne et les gens n’ont plus rien.
A Los Angeles, sur l’excellent label de hip-hop Stones Throw, sortent de temps à autres des ovnis électro-psychédéliques. C’est le cas avec Welcome de James Pants, un disque largement dispensable qui l’est nettement moins pour le morceau Kash. Bootsy Collins doit traîner dans le coin. Le remix de Peanut Butter Wolf, patron du label, est encore plus savoureux.
L’ombre d’un ancien pensionnaire de Stones Throw, J Dilla, plane sur la mixtape d’Aqeel, pleines de beats futuristes et de voix p-funk, dont s’inspire largement cet excellent Cosmic Psycho.
La suédoise Kissey Asplund est charmante et a une très jolie voix. Sur Caos, on entend le bruit des vagues. Est-ce à ses côtés que l’on s’est endormi et avons raté le reste de Plethora ?
Le duo cowboy/cowgirl Mark Lanegan/Isobel Campbell revient avec un album bien meilleur que Ballad of The Broken Seas, paru il y a deux ans. On le sait depuis longtemps mais Mark Lanegan est l’une des plus grandes voix actuelles. On n’en dira pas autant de sa charmante partenaire dont les gémissements, même discrets, sont insupportables.
Le sommet de ce Sunday at The Devil Dirt est le fantomatique et sudiste Back Burner, qui aurait tout à fait pu figurer sur Pistola, le dernier Willy Deville. Back Burner / I’m Gonna Do Something The Devil Never Did, même combat. Mais chassez le romantisme et il revient au galop et c’est à une fin de nuit enfumée en compagnie de mariachis ivres que nous invite, comme souvent, Deville, sur Stars That Speak.
Au rayon jazz, allez faire un tour sur le myspace du pianiste néerlandais basé à Berlin, Pär Lämmers. En trio, il vient de publier Hinten rechts, der Regen, sur le très bon label allemand Traumton Records. Le morceau Krank, par exemple, vaut le détour et tout l’album évolue au même niveau. Les trois excellents musiciens affichent clairement leurs intentions pop (une reprise du merveilleux Between The Bars d'Elliott Smith) mais jamais ne tombent dans la facilité, ni mélodique ni ryhtmique. Pär Lämmers pourrait en tout cas bien vite devenir un pianiste dont on parle, d'autant que les échos qui nous sont parvenus des performances du trio en concert sont plus que positives.
01 – The Solution – Had You Told Him Like It Is (Wouldn’t Be Like It Is) (Will Not Be Televised 2008, WildKingdom)
02 – Eric Bibb – Spirit I Am (Get On Board 2008, Telarc)
03 – Estelle feat.Cee-Lo – Pretty Please (Love Me) (Shine 2008, Atlantic)
04 – James Pants feat.Deon Davis – Kash (Welcome 2008, StonesThrow)
05 – Mike Doughty – More Bacon Than A Pan Can Handle (Golden Delicious 2008, Ato)
06 – Chairlift – At My Side
07 – Vampire Weekend – Cape Cod Kwassa Kwassa (Vampire Weekend 2008, XI)
08 – Estelle – Come Over (Shine 2008, Atlantic)
09 – Aqeel – Cosmic Psycho (Inside The Man of and Afro-American Ange 2008, DelPialo)
10 – Kissey Asplund – Caos (Plethora 2008, BBE)
11 – Isobel Campbell and Mark Lanegan – The Flame That Burns (Sunday at Devil Dirt 2008, Pias)
12 – Willy Deville – Stars That Speak (Pistola 2008, Eagle)
Quantité de bonnes chansons perdues dans un océan d’albums à moitié (plus ?) vides.
Dans la mouvance soul/funk rétro actuelle, les suédois de The Solution proposent Will Not Be Televised qui puise allègrement aux sources des labels Stax et Motown. Le son du premier, la pop soul de la seconde pour un résultat pas désagréable, mais pas renversant non plus.
Disons-le une fois pour toute, le blues d’Eric Bibb est ennuyeux comme la pluie. Passéiste en diable, Bibb arrive même à faire mouche avec une parfaite imitation de Joe Cocker ! Profitez donc un maximum du tube Spirit I Am.
John Legend fait de l’excellent boulot sur Shine, le deuxième album d’Estelle, bourré de tubes imparables. Si American Boy, son duo avec Kanye West, fait les beaux jours des gens branchés, celui avec Cee-Lo, l’une des moitié de Gnarls Barkley, est bien meilleur. Et avec Come Over, Estelle signe le morceau parfait pour votre ménage de printemps, toutes fenêtres ouvertes.
Une parfaite ritournelle pop chez Chairlift et un interlude de luxe chez Mike Doughty, ancien membre de Soul Coughing, une tentative hawaio-africaine par Vampire Weekend, c’est maigre on vous l’accorde, mais on prend ce qu’on nous donne et les gens n’ont plus rien.
A Los Angeles, sur l’excellent label de hip-hop Stones Throw, sortent de temps à autres des ovnis électro-psychédéliques. C’est le cas avec Welcome de James Pants, un disque largement dispensable qui l’est nettement moins pour le morceau Kash. Bootsy Collins doit traîner dans le coin. Le remix de Peanut Butter Wolf, patron du label, est encore plus savoureux.
L’ombre d’un ancien pensionnaire de Stones Throw, J Dilla, plane sur la mixtape d’Aqeel, pleines de beats futuristes et de voix p-funk, dont s’inspire largement cet excellent Cosmic Psycho.
La suédoise Kissey Asplund est charmante et a une très jolie voix. Sur Caos, on entend le bruit des vagues. Est-ce à ses côtés que l’on s’est endormi et avons raté le reste de Plethora ?
Le duo cowboy/cowgirl Mark Lanegan/Isobel Campbell revient avec un album bien meilleur que Ballad of The Broken Seas, paru il y a deux ans. On le sait depuis longtemps mais Mark Lanegan est l’une des plus grandes voix actuelles. On n’en dira pas autant de sa charmante partenaire dont les gémissements, même discrets, sont insupportables.
Le sommet de ce Sunday at The Devil Dirt est le fantomatique et sudiste Back Burner, qui aurait tout à fait pu figurer sur Pistola, le dernier Willy Deville. Back Burner / I’m Gonna Do Something The Devil Never Did, même combat. Mais chassez le romantisme et il revient au galop et c’est à une fin de nuit enfumée en compagnie de mariachis ivres que nous invite, comme souvent, Deville, sur Stars That Speak.
Au rayon jazz, allez faire un tour sur le myspace du pianiste néerlandais basé à Berlin, Pär Lämmers. En trio, il vient de publier Hinten rechts, der Regen, sur le très bon label allemand Traumton Records. Le morceau Krank, par exemple, vaut le détour et tout l’album évolue au même niveau. Les trois excellents musiciens affichent clairement leurs intentions pop (une reprise du merveilleux Between The Bars d'Elliott Smith) mais jamais ne tombent dans la facilité, ni mélodique ni ryhtmique. Pär Lämmers pourrait en tout cas bien vite devenir un pianiste dont on parle, d'autant que les échos qui nous sont parvenus des performances du trio en concert sont plus que positives.

