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28/01/2009

MARSHMALLOWS AND THE YELLOW FEVER

Vous cherchez la chanson parfaite pour commencer votre journée ? Vous avez assurément bien fait de faire un tour par ici. Mon conseil, allez sur cette page :

http://www.edwardperraud.com/Groupes_et_projets.html

Sur celle-ci, descendez presque tout en bas (3ème projet en partant du bas) jusqu'à apercevoir le visage du guitariste Hasse Poulsen et ce nom : Marshmallows and The Yellow Fever. Là, appuyez sur la touche lecture du lecteur Quicktime sous la photo et écoutez que vous cherchiez : la chanson parfaite. Du Tom Waits en état de grâce avec, à la batterie, Edward Perraud et surtout Hasse Poulsen, à la guitare bien sûr mais ici aussi chanteur. Pas plus d'infos pour le moment sur ce projet génial mais on a hâte d'entendre la suite. Et vous ?
Au cas où vous seriez l'une des rares personnes à ne pas débuter votre journée en passant sur ce blog, ce morceau est également parfait pour terminer celle-ci.. Mais revenez demain matin !

09/01/2009

PLAT DU JOUR 21 - Prince, Bruce Springsteen, The Bird and The Bee, William Elliott Whitmore, Ramblin' Jack Elliott, Aroma

Au menu du weekend, une série de chansons à apprécier du réveil jusqu'à bien plus tard dans la nuit.

Vous commencerez volontiers votre journée de shopping avec l’imparable Diamond Dave de The Bird and The Bee. Leur deuxième album, Ray Guns are not Just The Future est assez inégal mais si on compile les meilleurs plages de celui-ci avec les meilleurs du précédent paru en 2007, on obtient une belle collection de chansons électro-pop ensoleillées. En voici deux bons exemples.

The Bird and The BeeAgain and Again (The Bird and The Bee 2007)

The Bird and The BeeDiamond Dave (Ray Guns are Not Just The Future 2009)


Un peu plus tard, pourquoi ne pas échanger l’affreux et déjà dépassé Charlie Winston contre le beaucoup plus rugueux et authentique William Elliott Whitmore. Son prochain disque ne sortira sur Anti que dans quelques semaines mais Old Devils, premier extrait de celui-ci annonce de beaux jours :

William Elliott WhitmoreOld Devils (Animals in The Dark 2009, Anti)


Toujours sur l’excellent label Anti, on suivra juste après celui de Whitmore le nouveau disque de Ramblin’ Jack Elliott. Produit par Joe Henry (qui depuis le début du siècle réalise une série de disques admirables pour certains des plus grands chanteurs et songwriters américains, Solomon Burke, Allen Toussaint, Ani DiFranco, Rodney Crowell, Jim White, Loudon Wainwright, Mary Gauthier,…), A Stranger Here s’annonce comme un très grand cru, comme le montre ce premier extrait, un magnifique Soul of a Man. Tremblez.

Ramblin’ Jack EliottSoul of a Man (A Stranger Here 2009, Anti)


On n’attendra jamais d'immenses miracles de la part de Bruce Springsteen mais on ne cachera pas son plaisir à l’écoute du modeste et émouvant Life Itself, premier titre issu de son prochain Working on a Dream.

Bruce SpringsteenLife Itself (Working on a Dream 2009, Sony)


Après ca il sera déja tard et le moment de vous passer le You Can Fly on My Aeroplane de Wee, réédité l’année dernière par le label Numero Soul et sur lequel vous entendrez le superbe Find Me, Love Me (Anytime you need love, come on and find me).

WeeFind Me, Love Me (You can Fly on My Aeroplane 1977, NumeroSoul)

Faites ensuite un tour sur le myspace d’Aroma, formation dans laquelle on trouve le saxophoniste Daniel Erdmann (Das Kapital, Erdmann 3000), le batteur Samuel Rohrer (BraffOesterRohrer) et le guitariste Frank Möbus, autour de la chanteuse Winnie Brückner. A mi chemin entre pop et jazz, on vous laisse savourer le sensuel Bossa Bossa et le son exceptionnel du saxophone de Daniel Erdmann. N’hésitez pas aussi à vous laisser prendre par les autres morceaux en écoute ici :

www.myspace.com/aromalabor

Enfin, beaucoup plus tard, on jettera une oreille sur le premier titre, moite à souhait, de la nouvelle égérie de Prince, Bria Valente. Le Love Symbol est omniprésent sur Here Eye Come qui montre combien l’homme est toujours au sommet lorsqu’il s’agit de soul satinée. Plutôt que de le voir nous faire un procès, aller écouter ça sur son nouveau site (3ème morceau du lecteur en haut à droite), réalisé vous allez vous en rendre compte (j'espère) avec beaucoup de goût… :

http://www.lotusflow3r.com/

18/11/2008

PLAT DU JOUR 18 - Otis Redding, Das Kapital, Vinicio Capossela, K.D.Lang, Marianne Faithfull, The Sea and The Cake

Le temps manque un peu pour écouter d'autre choses que d’excellents concerts, mais quelques disques et morceaux picorés par ci par là valent la peine que vous vous y arrêtiez vous aussi.

Pour sa dose de soul et en plus du Mavis Staples live à Chicago, on écoutera le Otis Redding en concert à Londres et Paris en 1968. Rassemblés sur un seul disque, les deux soirées font entendre un Redding au sommet, avec une énergie qui vous met K.O. debout. Ahurissant et essentiel. Le cadeau de Noël idéal.

Otis Redding - Respect (Live in London 1968)

Loin derrière mais pas si mal, Car Alarm des The Sea and The Cake se laisse écouter. Une « électro-pop » comme on dit désormais, urbaine et légère en sucre. En cherchant quelques infos sur le groupe et le disque, on tombait sur cette chronique savoureuse parue sur le webzine « Froggy’s Delight » : « (…)Quoi que puissent en penser quelques jazzeux integristes, le jazz n'est pas mort et sa survie passe par des groupes créatifs comme The Sea and Cake ou Tortoise, qui permettent à cette musique de sortir de la naphtaline et de se trouver un public moins élitiste ». Cherchez l’erreur...

The Sea and The Cake - The Staircase (Car Alarm, 2008)

Ce chroniqueur pourrait faire un tour sur le myspace de Das Kapital. Notre « power trio » (Hasse Poulsen à la guitare, Daniel Erdmann au saxophone, Edward Perraud à la batterie)préféré fait encore des miracles avec désormais trois morceaux de son prochain projet autour du compositeur Hans Eisler en écoute . Allez vite écouter ça sur http://www.myspace.daskap/

Malgré la présence du contrebassiste Greg Cohen, du guitariste Marc Ribot ou de l’accordéoniste Rob Burger, Easy Come Easy Go, le nouvel album de Marianne Faithfull, n'a que peu à voir avec le jazz, mais cette intro contrebasse/guitare/batterie qui ouvre Down from Dover, un morceau de Dolly Parton, et le disque, est savoureuse, tout comme la fin saturée de Hold On, Hold On.
Le disque a cependant plusieurs défauts. Il est beaucoup trop long (qui peut honnêtement supporter la voix de Faithfull aussi longtemps ? ), certains arrangements rendent pénibles l’écoute de quelques morceaux (les cuivres sur Down from Dover par exemple) et plusieurs de ces derniers sont franchement mauvais (How Many Words, Salvation).
La voix de Faithfull fait un peu de peine à entendre sur la reprise de Ooh Baby Baby, la magnifique ballade des Miracles de Smokey Robinson mais la deuxième partie « reggae » du morceau est bien vue et Antony Hegarty assure sur ce coup-là.
Sinon Black Coffee, The Phoenix, Kimbie ou Somewhere (avec Jarvis Cocker et un petit solo signé Ribot) sont vraiment des réussites, ce qui n’est pas si mal.

Marianne Faithfull - Somewhere (Easy Come Easy Go, 2008)

Son dernier disque, Watershed, était déjà très bien. Mais la chanteuse K.D.Lang épate vraiment sur cette session enregistrée il y a trois semaines dans l’émission Morning Becomes Eclectic sur KCRW. Quelle voix, surtout qu’elle est là beaucoup plus libre que sur les enregistrements officiels. Prenez une demi-heure pour apprécier, ça vaut le coup.

K.D.Lang - Live 09/10/2008 on Morning Becomes Eclectic, KCRW

Et puis on vous a gardé le meilleur pour la fin. On en parlera plus longuement dans quelques jours mais vous pouvez dès à présent essayer de vous procurer le nouvel, et comme d’habitude excellent, album du chanteur et musicien italien Vinicio Capossela. Un monde magique où sont invités sur un titre Joey Burns et John Convertino de Calexico. La Faccia della Terra enregistré à Tucson n’est qu’une des merveilles de ce Da Solo.

Vinicio Capossela - La Faccia della Terra (Da Solo, 2008)

06/10/2008

JAZZDOR STRASBOURG-BERLIN 2008 - Ep.05, 03/10 - Lenin on Tour, a Road Show

On n'a pas tous les jours 18 ans. Vendredi 3 octobre 2008, fête nationale allemande, célébration de la réunification de 1990. Autour de 20 heures, il règne une drôle d’atmosphère autour de la Volksbühne, le Théâtre du Peuple de Berlin. Des cars de CRS sont postés un peu partout, la lumière du jour vit ses derniers instants, il semblerait qu’on ne retrouve plus le portrait de Lenine accroché au mur du Roter Salon, annexe du grand théâtre. Pas certain qu’à ce moment-là, les hommes en uniforme savent que c’est Das Kapital qui va occuper la scène du Babylon pendant la première partie de la soirée. Pas certain non plus qu’ils savent que Lenine est en ballade. Pour ceux qui ont assisté il y a un an à l’extraordinaire projet Wonderland des mêmes trois musiciens de Das Kapital, avec le cinéaste Nicolas Humbert et le vidéaste Martin Otter, l’attente est grande, et l’on pressent quelque chose d’important. Quelques heures auparavant, alors que les musiciens quittaient leur hôtel pour se rendre au Babylon, Edward Perraud, qui vient avec ses camarades de visionner le montage que Nicolas Humbert et Martin Otter ont réalisé d’après les images du plasticien Rudolf Herz, nous confit, ému : « le film est superbe, on reconnaît tout de suite la patte de Nicolas » et montre un papier sur lequel sont inscrits quelques annotations de jeu.
A 21 heures, tout le monde est à sa place lorsque Philippe Ochem, directeur du festival, introduit brièvement le projet, unique puisque pour des raisons de droits d’images, seule une seconde représentation sera donnée à Strasbourg le 7 novembre prochain.
Cinq minutes depuis que les musiciens ont pris place sur la scène, que les premières images ont été dévoilées, et l’on a compris. Compris que là, tout de suite, ce soir, on tient l’un de ces moments que l’on ne rencontre que très rarement. Un de ces moments où tout semble touché par la grâce, la magie. Mais rien n’est vraiment magie. Seul le talent, la concentration, l’intense communion, la totale compréhension mutuelle entre trois musiciens et deux réalisateurs, dont Edward Perraud dit qu’ils sont « comme des frères », ont leurs voix au chapitre.
Alors quand défilent sur l’écran du Kino Babylon ces images d’une incroyable beauté, quand chacune d’elle possède un sens, quand chaque mouvement de personnage, de caméra, raconte au même instant tant de choses et si peu, alors la musique ne peut qu’épouser les formes d’un voyage hors du commun. Hasse Poulsen, Daniel Erdmann et Edward Perraud sont soudés au point de faire totalement corps avec celles-ci.
Alors pas la peine d’en faire des tonnes sur l’inventivité permanente et incroyable de Perraud à la batterie, sans limite, sur le jeu d’une richesse inégalée de Hasse Poulsen, d’abord doux à en pleurer, puis l’instant d’après d’une rage magnifique, faisant en même temps intervenir les sons du film, et sur ce souffle venu d’ailleurs de Daniel Erdmann, lyrisme sauvage par l’un des plus grands saxophonistes actuels.
Changements de climats, crescendos nerveux, moments de répits, de silences, de contemplation, le calme avant la tempête puis l’inverse, un étonnement sans fin dans cette musique qui n’est plus jazz, rock ou on ne sait quoi mais qui devient vagues gigantesques et successives d’émotions.
On sort de la salle le visage marqué, sonnés, subjugués, avec encore dans l’esprit ces voix, ces visages, ces cicatrices d’une Histoire qui se joue désormais au présent, le regard tourné vers l’avenir.

Le projet Lenin on Tour, a Road Show était donc programmé pour la première fois à Berlin. Si à la sortie, les tractations allaient bon train pour obtenir l’autorisation de montrer ce projet au plus grand nombre, il n’y aura vraisemblablement qu’une autre date pour assister à cet évènement, le vendredi 7 novembre au Maillon de Strasbourg dans le cadre du festival Jazzdor.
On n’assiste jamais deux fois au même concert et il est des lieux, des atmosphères qui indéniablement participent à la réussite d’une soirée. Mais si vous êtes là et qu’il reste des places, ne pas être dans la salle ce soir-là serait passer volontairement à côté d’un grand moment.
La veille, David Florsch, saxophoniste d’Ozma, nous parlait avec passion d’un concert du quartet de Wayne Shorter, avec Brian Blade, Danilo Perez et John Patitucci. C’est avec cette même passion, cette même émotion qu’on aimerait raconter ce soir du 3 octobre 2008 au Babylon de Berlin, avec Hasse Poulsen, Daniel Erdmann, Edward Perraud, Nicolas Humbert, Martin Otter et Rudolf Herz.

Merci à eux.

29/09/2008

STRASBOURG JAZZDOR-BERLIN 2008 - Ep.01 - Polaroïd4, La Poche à Sons, Ozma, Das Kapital

Pas de nouvel article sur ce blog avant la semaine prochaine, on s'en va à Berlin pour la seconde édition du festival Jazzdor Strasbourg-Berlin.
Si vous n'êtes pas dans la capitale allemande cette semaine, rien ne vous empêche de jeter une oreille depuis chez vous sur la musique de quelques unes des excellentes formations programmées à cette occasion.

Il y a deux semaines se tenait la conférence de presse du festival et c'est Polaroïd4, le quartet de la chanteuse Christine Clément, dont le premier album vient de paraître et dont on parlera ici plus longuement dans les prochaines semaines, qui s'est produit. Plusieurs morceaux sont à écouter ici :

Myspace Polaroïd4

Mardi 30, c'est Ozma qui donnera un concert sur la Postdamer Platz de Berlin. L'occasion pour eux de faire entendre aux berlinois leur jazz / funk explosif.

Myspace Ozma

Pour l'inauguration du festival, mercredi 31 septembre, c'est La Poche à Sons qui se produira, quelques jours après leur excellent concert à l'Artichaut.

Myspace La Poche à Sons

Enfin, on rappellera notre attachement au trio Das Kapital qui donnera à voir et à entendre pour la première fois et quelques semaines avant Strasbourg leur exceptionnel projet Lenin on Tour.
L'occasion d'entendre trois superbes musiciens, le batteur Edward Perraud, le guitariste Hasse Poulsen et le saxophoniste Daniel Erdmann.

Myspace Das Kapital

Bonne semaine.