17/03/2008

Tired of Love, Audiofilm Vol.01




SPADEE SAM Presents – Tired of Love Mix (18min)




01 – Pat LewisHit and Run
02 – Ike and Tina TurnerGive Me Your Love (The Kent Years)
03 – Garnett MimmsTell Me Baby (Warm and Soulful, The Best of)
04 – Willie HightowerBecause I Love You (Willie Hightower, Astralwerks)
05 – Bert KeysDo Do Do Bah Ah
06 – BoomishSmall’s (Clearance Sale, Esc 2000)
07 – Diana DorsTired of Love (Swingin’ Dors, Pye/Sanctuary 1960)
08 – The SpellbindersA Little On The Blue Side (Chain Reaction, Shout 1965/67)
09 – Jackie RossSelfish One (Full Bloom, Chess)
10 – Pat LewisNo One To Love (1967)
11 – Glass HouseI Don’t See Me In Your Eyes Anymore (Crumbs off The Table:The Invictus Sessions, Sequel 1999)


Lorsqu’il partit, il ne laissa aucun mot, aucune adresse. Elle se réveilla plusieurs heures après et compris en ne le voyant pas à ses côtés. Elle s’habilla sans se presser puis sortit. Elle le retrouva sans difficultés.
Dis-moi quelque chose. J’ai vraiment besoin de toi.
Je t’aime.
Ils entrèrent au Small’s et commandèrent deux cafés. Derrière le comptoir, la musique. Un groupe de filles, du soleil.
Elle : je suis vraiment fatiguée tu sais. Ton amour est tellement égoïste. Je me sens tout le temps déprimée. Parfois j’ai comme l’impression que je n’aime personne, que ce monde est beaucoup trop grand pour nous, que tu es parti depuis longtemps déjà. Je n’arrive plus à me voir dans tes yeux comme avant.
Il alluma une cigarette, regarda au loin et sourit.

09/03/2008

PLATS DU JOUR 4 - I Can't Stand The Rain - James Hunter,Grayson Capps,Seth Walker,Lizz Wright,Cassandra Wilson,Ericka Stucky,Sarah-Janes Morris,...



Deux mixes et du blues, d'abord "masculin" puis "féminin".

Spadee Sam presents Going With The Grain Mix : http://media.putfile.com/Spadee-Sam-presents---Going-With-The-Grain-Mix

01 – James HunterA Rose in Spanish Harlem (The Harlem Experiment, RopeaDope 2007)
02 – Soul of John BlackDeez Blues (The Good Girl Blues, YellowDogRecords 2007)
03 – Grayson CappsJunior and The African Queen (Songbones, Hyena 2007)
04 – Seth WalkerGoing With The Grain (Restless, 2002)
05 – James HunterMollena (People Gonna Talk, 2006)


A Rose in Spanish Harlem, l’originale par Ben E.King :

http://www.youtube.com/watch?v=pQQkh_NR60Y&feature=related

Le clip de Deez Blues par The Soul of John Black :

http://www.youtube.com/watch?v=jzYIQZGDnow


Give it to Me, Grayson Capps en concert :

http://www.youtube.com/watch?v=V9m2IrtDvXM

Seth Walker sur un magnifique Since I Fell For You :

http://www.youtube.com/watch?v=bJs3cyArnr0


L' anglais James Hunter, Mollena en concert :

http://www.youtube.com/watch?v=qw69J_HW4J4



Spadee Sam presents Women Get The Blues Mix : http://media.putfile.com/Spadee-Sam-presents---Women-Get-The-Blues-Mix

01 – Lizz WrightI Idolize You (The Orchard, Verve 2008)
02 – Cassandra WilsonEasy Rider (Thunderbird, BlueNote 2006)
03 – Sarah-Jane MorrisI Can’t Stand The Rain (August, Jvc 2001)
04 – Erika StuckyGazoline-Polka (Suicidal Yodels, 2007)
05 – Lucinda WilliamsDisgusted (Ramblin’, SmithsonianFolkways 1979)
06 – Mary FlowerRiver of Joy (Ragtime Gal, Bluesette 2003)
07 – Madeleine PeyrouxLife Is Fine (The Inner Flame, Tribute to Rainer Ptacek, Atlantic/WEA 1997)

Sur son dernier disque, le moyen The Orchard, la chanteuse Lizz Wright reprend I Idolize You, un morceau écrit par Ike Turner, avec entre autres Oren Bloedow (Elysian Fields, La Mar Enfortuna) à la guitare. Ici, c'est à Stop de Joe Henry, popularisé en son temps par Madonna, qu'elle s'attaque :


http://www.youtube.com/watch?v=Ll_G4QFYVhA

Et la même chanson, acoustique, par la belle soeur de Joe Henry :

http://www.youtube.com/watch?v=Pl2mDSPlA-c&feature=related


C'est sur l'album Thunderbird, produit par T-Bone Burnett, qu'on peut entendre Easy Rider. Sur cette vidéo, la superbe Cassandra Wilson est accompagnée par les guitaristes Martin Sewell et Brandon Ross :

http://www.youtube.com/watch?v=1b6nYkV7ot8


Il y’a quelques années, Sarah-Jane Morris chantait ça :

http://www.youtube.com/watch?v=6rvut1gO6i0&feature=related

Sur August, avec Marc Ribot à la guitare, non seulement elle ne supporte pas la pluie mais en plus elle reprend ce magnifique Don't Leave Me This Way, acoustique .

La suissesse Erika Stucky :

http://www.youtube.com/watch?v=v7L3tPHXDrU&feature=related

Cypress Grove Blues par la spécialiste du fingerpicking Mary Flower :

http://www.youtube.com/watch?v=ZmTldIIVYg4

Can’t Let Go par la géniale Lucinda Williams :

http://www.youtube.com/watch?v=4mlp7N3t1fs&feature=related

Madeleine Peyroux , Don’t Cry Baby, forcément moins bien que ce superbe Life Is Fine sur l'album hommage au guitariste Rainer Ptacek :

http://www.youtube.com/watch?v=bjQJyVXK5fU


Et pour finir, le très beau duo de la chanteuse Bethany Yarrow et du violoncelliste Rufus Cappadocia :

http://www.youtube.com/watch?v=iuXc-RLtblY



et ces vidéos sur http://www.myspace.com/bethanyandrufus



Et la pluie s'arrête...

04/03/2008

BEAUTY IS A RARE THING, Ornette Coleman et Quelques Chanteurs


On n’écrira pas une fois de plus l’histoire du jazz. Le saxophoniste Ornette Coleman, dont à propos des disques on peut encore régulièrement lire « ce n’est pas de la musique », est l’un des musiciens les plus importants du XXème siècle.
Ainsi, l’édifice du free jazz aura été construit sur les solides fondations que représentent les six albums gravés par Coleman pour le label Atlantic entre 1959 et 1962.
Et pour les « c’est que du bruit », et bien souhaitons encore beaucoup de bruit comme cette merveilleuse Lonely Woman de 1959.

http://youtube.com/watch?v=NgTr8Z2ioMk

Pas à proprement parlé un accompagnement, mais un dialogue d'égal à égal, c’est ce qui ressort à l'écoute des apparitions d’Ornette Coleman aux côtés de quelques chanteurs.

ORNETTE COLEMAN MIX : http://media.putfile.com/Spadee-Sam-presents---Ornette-Coleman-Mix

01 – Joe HenryRichard Pryor Adresses a Tearful Nation (Scar, Mammoth 2001)
02 – Claude NougaroGloria (Femmes et Famines, 1976)
03 – Lou ReedGuilty (The Raven, Reprise 2003)
04 – Ornette Coleman feat. Asha PuthliAll My Life (The Complete Science Fiction Sessions, Sony 2000)
05 – Ornette ColemanRichard Pryor Adresses a Tearful Nation Solo Sax (Scar, Mammoth 2001)

On n’a pas souvent entendu de disques dont la première plage atteignait de tels sommets. Avec Scar, Joe Henry laisse une cicatrice d’une affolante beauté, l’un des plus beaux disques de ces dernières années, où de la pochette à la dernière note du solo a capella de Coleman, plus loin que la fin, en passant par un casting de rêve (Brad Mehldau au piano, Marc Ribot à la guitare, Meshell Ndegeocello à la basse, Brian Blade et Abe Laboriel Jr à la batterie) et les textes magnifiques de Henry, tout est parfaitement génial.

Scar :

http://www.youtube.com/watch?v=YtG3VUlDW-0


Et quand au milieu de ce blues fantomatique qu’est Richard Pryor Adresses to a Tearful Nation, apparaît le saxophone d’Ornette Coleman dessinant la silhouette du comique afro-américain Richard Pryor, on tous les « c’est pas de la musique » se changeront immédiatement en des « c’est donc ça la musique ».

Richard Pryor :

http://www.youtube.com/watch?v=d41SjzYhf44&feature=related


Puis un dialogue intense entre deux doux boxeurs, Claude Nougaro et Ornette Coleman, deux poètes physiques, renversants de lyrisme sur ce Gloria de 1976.

Une autre collaboration de Nougaro, celle avec le guitariste brésilien Baden Powell, sur Bidonville :

http://www.youtube.com/watch?v=m8Aaay_oSGE



Avec Lou Reed, le morceau Guilty sonne comme un hommage à la formation Prime Time de Coleman. Entre funk et free jazz, le saxophoniste croisait le fer dans les années 70 et 80 avec entre autres le bassiste Jamaaladeen Tacuma, le batteur Ronald Shannon Jackson, puis plus tard avec le bassiste Brad Jones (Marc Ribot Cubanos Postizos).

Ornette Coleman Prime Time :

http://youtube.com/watch?v=EuvsORVPw80&feature=related


Lou Reed, Who Am I puis Perfect Day (avec la pleureuse Antony, d’Antony and The Johnsons) , extraits de l’album The Raven sur lequel on trouve Guilty :

http://www.youtube.com/watch?v=0iJa_nwDpwI&feature=related


Quand à All My Life, sur les sessions de Science Fiction, c’est la chanteuse indienne Asha Puthli qu’on entend. Comme le montre cette vidéo, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’insistera pas longtemps dans la voix du free jazz oû l’avait mené Ornette Coleman.

The Devil is Loose, par Asha Puthli :

http://www.youtube.com/watch?v=wjpthud_qGQ&feature=related



Une manière d’aborder l'oeuvre d'Ornette Coleman et la musique, toujours…

28/02/2008

MARC RIBOT, Suite Sonore, Deux Mixes

En lien, deux mixes qui illustrent en musique l’article précédent, sur le guitariste Marc Ribot :

MARC RIBOT MIX PT.01 (20min.) http://media.putfile.com/Spadee-Sam-presents---Marc-Ribot-Mix-Pt01


01 – Marc RibotSmall Consolation (Soundtracks II, Tzadik 2003)
02 – Marc Ribot y Los Cubanos PostizosCarmela Dame La Llave (Muy Divertido, 2000)
03 – Solomon BurkeProud Mary (Soul Alive, Rounder 2002)
04 – Marc Ribot St.James Infirmary (Saints, Atlantic/WEA 2001)
05 – Lydia LunchKnives in The Drain (Queen of Siam, Atavistic 1979)
06 – The Lounge LizardsVoice of Chunk (Voice of Chunk, StrangeandBeautifulMusic1988)


Une consolation presque manouche puis cubaine, Solomon Burke et les riffs de guitare de Ribot à l’arrière, un standard en solo puis celui de Robert Quine chez Lydia Lunch et de Ribot chez les Lézards de Salon de John Lurie.

MARC RIBOT MIX PT.02 (18min.) http://media.putfile.com/Spadee-Sam-presents---Marc-Ribot-Mix-Pt02


01 – Alessandro StefanaPoste e Telegrafi Blues (Poste e Telegrafi, ImportantRecords 2007)
02 – Marc RibotIt Could Have Been Very Very Beautiful (Saints, Atlantic/WEA 2001)
03 – Marc RibotThese Foolish Things (Don’t Blame Me, DiskUnion 1998)
04 – Marc RibotRara (Plays Solo Guitar Works of Frantz Casseus, Melod 1999)
05 – Marc RibotAnd Then She Fell (Scelsi Morning, Tzadik 2003)
06 – Marc RibotLa Vida es Un Sueno (The Prostethic Cubans, 1998)


L’italien Alessandro Stefana, une reprise d’un morceau de John Lurie, un autre classique avant des hommages à Casseus et Scelsi, la vie est un rêve disait Arsenio Rodriguez.

27/02/2008

DON'T GO BREAKING MY HEART, Sur La Piste de Marc Ribot


Afin de faire plus ample connaissance avec le guitariste américain Marc Ribot, voici quelques clés qui vous permettront peut-être de mieux aborder son oeuvre.
A la fin des années 70 et au début des années 80, c’est aux côtés de grands noms de la soul music comme Wilson Pickett ou Solomon Burke que l’on entend le guitariste. Faites sans hésiter l’acquisition de l’excellent Soul Alive (RounderRecords, 2002) du «king –Solomon- of rock n’soul» qui témoigne d’un concert à Washington en 1983 et où Ribot se tient aux côtés du roi.
On soulignera qu’il se définit dans plusieurs interviews comme un « guitariste de soul ».

Wilson Pickett chantant Land of 1000 Dances en 1971 :

http://www.youtube.com/watch?v=cdi1_Es85fA

Solomon Burke en concert en 1987 :

http://www.youtube.com/watch?v=IKZ3CmFZKgQ&feature=related

En passant, si vous voulez satisfaire votre soif de connaissance à propos du personnage Solomon Burke, lisez le magnifique livre de Peter Guralnick, « Sweet Soul Music, Rhythm and Blues et rêve sudiste de liberté» (Editions Allia).



La musique classique et contemporaine occupe également une place de choix dans les influences et les directions prisent par Ribot.
Jusqu’à 14 ans, il étudie la guitare avec le maître de la guitare classique hawaïenne Frantz Casseus. En 1999, après la mort de ce dernier, il lui rendra hommage avec le magnifique disque Marc Ribot plays solo guitar works of Frantz Casseus (Melod).

Pour en savoir plus sur la relation entre Ribot et le guitariste hawaïen, lisez cet excellent article écrit par Ribot lui-même :

http://www.bombsite.com/issues/82/articles/2540


Entre temps, en 1992, on a pu entendre sur Requiem For What's His Name le morceau LaMonte’s Nightmare (le cauchemar de LaMonte), allusion au compositeur minimaliste LaMonte Young.
Onze ans plus tard, en 2003, paraît chez Tzadik le disque Scelsi Morning, qui rassemble des pièces pour musique de chambre composé par Ribot. Si le morceau Bataille, qui ouvre celui- ci, est un hommage à Albert Ayler, les pièces suivantes sont inspirés des travaux des compositeurs Giacinto Scelsi (utilisation des percussions) ou Morton Feldman (des pièces contemplatives aux légères superpositions sonores). Et encore une fois un disque superbe, qui voit le guitariste être accompagné entre autres par Anthony Coleman (claviers), Ted Reichman (accordéon), Roberto Rodriguez (percussions) ou Ned Rothenberg (clarinettes).



Le rhythm and blues, la musique classique, le rock. Lorsque Ribot devient musicien professionnel, autour de 1977, c’est la fin du mouvement punk et le début du mouvement No Wave. L’une de ses principales influences va être le guitariste du groupe Richard Hell and The Voidoids, Robert Quine.



http://www.youtube.com/watch?v=nUU85sOxZ78



Ecoutez le solo de ce dernier en 1979 sur Knives in The Drain qu’on entend sur Queen of Siam de la chanteuse et poétesse Lydia Lunch puis celui de Ribot sur cette vidéo du morceau Voice of Chunk par les Lounge Lizards, le groupe des saxophonistes John Lurie et Roy Nathanson :

http://www.youtube.com/watch?v=kRY_PZIKeqM

Marc Ribot a fortement participé à l’aventure des Lounge Lizards, ainsi qu’à celle des Jazz Passengers de Nathanson.
Quant à Robert Quine, lui et Ribot seront réunis en 1997 sur le disque Painted Desert (Avant) de Ikue Mori.


On aura largement l’occasion de parler plus tard du travail de Marc Ribot avec Tom Waits, John Zorn et tant d’autres, mais si l’envie vous prenait de partir à l’aventure, pourquoi ne pas commencer avec l’album solo Don’t Blame Me (DiskUnion, 1995), largement accessible. Saints (Atlantic/WEA, 2001) est dans la même veine.
Puis faites danser vos amis avec les deux disques des Cubanos Postizos, tous deux excellents, et reposez-vous avec son album consacré aux pièces de Frantz Casseus.
Si vous n’êtes pas rassasié, allez écouter ses musiques de films (Shoe String Symphonettes, 1997 et Soundtrack II, Tzadik 2003) avant d’attaquer les plus difficiles et plus inégaux Rootless Cosmopolitans, Shrek, Requiem for What’s His Name (1992) et Yo ! I Killed Your God (Tzadik, 1999).
Et The Book of Heads (Tzadik, 1995), les pièces de guitare composées à l’origine pour Eugene Chadbourne par John Zorn et dont Ribot s’est finalement chargé d’éxécuter ? euh, attendez un peu peut-être…

Pour finir, parmi les nombreux guitaristes sur lesquels Marc Ribot a exercé une influence, citons le jeune italien Alessandro "Asso" Stefana, accompagnateur régulier depuis plusieurs années du chanteur Vinicio Capossela et qui s’est retrouvé adoubé par le maître par le biais d’une reprise de l’une de ses compositions par le Ceramic Dog de Ribot :

Poste e Telegrafi Blues de Stefana, joué par le Ceramic Dog de Marc Ribot :

http://www.youtube.com/watch?v=LNfEtmzqTw4

Et cette curiosité, Alessandro Stefana accompagnant à la guitare classique le chanteur Mike Patton sur La Scalinatella, une chanson de Roberto Murolo :

http://www.youtube.com/watch?v=3C9LE8a-nOc&mode=related&search=

Non Trattare de Vinicio Capossela, avec Stefana à la guitare :

http://www.alessandrostefana.com/

Bref, en attendant de voir Marc Ribot près de chez vous, écoutez sa musique.

26/02/2008

I AM SO 20TH CENTURY, Andrea Parkins et Jessica Constable au MAM de Strasbourg, le 22 février 2008

I am so 20th Century. C’est le nom du projet que présentait mardi 26 février à l’Auditorium du Musée d’Art Moderne de Strasbourg, le duo formé de l’américaine Andrea Parkins et de l’anglaise Jessica Constable.
Une heure d’une incroyable énergie poétique, où Andrea Parkins fut particulièrement impressionnante, passant d’une pédale d’effets à une autre avec précision et intensité. En face, la chanteuse Jessica Constable et sa voix d’une grande douceur, entre Bjork et Beth Gibbons (Portishead), créait un monde étrange, un langage imaginaire , fait tour à tour de vocalises aquatiques, réverbérées puis naturelles, jusqu’au silence.
L’univers électronique de Parkins proposait quant à lui de superbes mélodies, en même temps qu’il imprimait des rythmes parfois quasi technoïdes. Et lorsqu’elle s’empara de son accordéon, ce fut pour une invitation à un cabaret sauvage déchirant.
L’attention, la concentration et le plaisir qui se dégageaient des gestes d’Andrea Parkins étaient fascinants, tout autant que l’était l’immersion, du début à la fin du concert, de Jessica Constable dans son discours fantasmagorique.


http://www.myspace.com/andreaprkinsandjessicaconstable


http://myspace.com/andreaparkins
http://myspace.com/jessicamconstable
http://www.andreaparkins.com/
http://www.jessicaconstable.net/

18/02/2008

A LOVELY WAY TO SPEND YOUR (SATURDAY) EVENING, Christine Clément en Concert à l'Artichaut le 16/02/2008


A Strasbourg, le bon plan du week-end était sans aucun doute d’aller samedi soir écouter, gratuitement, la chanteuse Christine Clément au caveau de l’Artichaut.

Un premier set la voyait en duo avec le saxophoniste Roby Glod. Un début âpre, difficile, qui a semblé en décourager plus d’un, et qui voyait la chanteuse dialoguer avec le saxophoniste, alternant cris et chuchotements, entre Phil Minton et Cathy Berberian. Mais en épousant les pentes parfois abruptes des vocalises de Christine Clément, on arrivait dans des contrées d’une incroyable beauté. Petit à petit, les mouvements vocaux dissonants et agressifs laissaient place à de longues plages contemplatives où il devenait difficile de dissocier la voix des plaintes du saxophone. Les deux musiciens étaient remarquables dans leur capacité à épouser mutuellement les directions musicales proposées par l’un ou l’autre. A la fin du set, on avait en tête toute une série d’images esquissées pendant une heure par le duo Clément/Glod.

http://www.myspace.com/christineclementrobyglod

Quelques minutes plus tard, c’est Pascal Gully qui prenait place derrière sa batterie, Christine Clément manipulant quant à elle une petite console d’où étaient lancées des boucles, à partir de notes et d’accords qu’elle jouait sur son clavier. To Catch a Crab, le nom du groupe, débutait donc un set beaucoup plus « pop », avec une série de morceaux là ou la première partie de la soirée s’était déroulé en continue.
De la douceur, de la poésie, une musique pleine d’imagination, de légèreté et de silences, Pascal Gully superbe de finesse aux balais et aux percussions, assurant un groove permanent, comme une pulsation vitale sur laquelle la voix de la chanteuse se déplaçait, tour à tour d’une mystérieuse neutralité puis l’instant d’après d’une incroyable sensualité.
La voix trouvait également un prolongement naturel dans les notes que jouait Christine Clément à la trompette, là encore avec un délicat sens du temps et des silences.

http://www.myspace.com/tocatchacrab


Vraiment, « Allez aux concerts ». Tel était le message de la chanteuse à la fin de la soirée.

Et pourquoi pas, par exemple, le 26 février au Musée d’art Moderne de Strasbourg, avec deux autres pourvoyeuses de rêves sonores, Andrea Parkins (claviers, accordéons, électroniques) et Jessica Constable (chant, électroniques).

http://www.myspace.com/andreaparkinsandjessicaconstable


D'ici là, écoutez également la norvégienne Maja Ratkje, qui s'apprête à sortir un disque sur le label Tzadik de John Zorn :


http://www.myspace.com/majaratkje


Et faites de beaux rêves…