06/09/2008

CREOLE GYPSY - Ep.03 - Alain Peters


C’est à des milliers de kilomètres des Antilles, à la Réunion, que naît en 1952 le musicien Alain Peters.
Marquée par la rebellion, l’histoire d’Alain Peters n’est que succession de longues chutes entrecoupées de quelques rapides tentatives d’ascension.
Le disque Paraboler, publié en 1999 regroupe la plupart de ses enregistrements, de la fin des années 70 à la fin des années 80.



Alain Peters - Complainte de Satan (1ère figure) :




Alain Peters commence tôt la musique, une activité qui devient rapidement essentielle et unique. A la fin des années 60, la musique pop anglo-saxonne fait son apparition sur l’Ile de la Réunion et Peters monte ses premières formations, reprenant Led Zeppelin ou Deep Purple pour un public en extase devant ses tenues excentriques, sa voix et ses qualités scéniques.
Alors que la plupart des musiciens réunionnais partent tenter leur chance en métropole, Alain Peters reste sur l’Ile et découvre le poète Jean Albany dont il va mettre plusieurs textes en musique. C’est aussi une époque, les années 70, où il boit énormément, activité pour laquelle il est malheureusement aussi assidu que pour la musique. En 1979 est formé Carousel avec Alain Peters mais aussi le claviériste Loy Ehrlich, une formation en avance sur son temps qui ne fera que pousser un peu plus le chanteur dans l’alcool jusqu’à la dissolution à la fois du groupe et de son couple.
C’est alors qu’un passionné de musique, Jean-Marie Pirot, propose à Alain Peters d’enregistrer ses chansons. Ce dernier accepte et se pointe donc tous les matins à l’aube pour quelques heures d’enregistrement qui finissent par accoucher d’une dizaine de morceaux remarquables sur lesquels Peters joue de tous les instruments.
Mais les démons n’étant jamais loin, Pirot raconte comment tous les jours à 10 heures, le chanteur partait « chercher des cigarettes » pour ne revenir que le lendemain, au meilleur des cas.



Alain Peters - Caloubadia






Au milieu des années 90, Carousel se reforme pour une série de concerts émouvants tandis que son « leader » décide de mettre un terme à son penchant pour la boisson. Une décision prise beaucoup trop tard puisque Alain Peters décède d’une crise cardiaque en juillet 1995.


Alain Peters - Rest' la Maloya



Sur les rythmes entêtants de la maloya, c’est en créole que la voix douce d’Alain Peters s’exprime, évoquant à la fois le blues originel et parfois certaines musiques latines, la chanson chilienne de Victor Jara par exemple.

En outre, vous trouverez tout ce que vous voulez savoir sur Alain Peters ainsi que quelques images sur ce forum : Forum Alain Peters

03/09/2008

CREOLE GYPSY - Ep.02 - Roland Brival


Le martiniquais Roland Brival a publié quatre albums mais deux valent tout particulièrement le détour. D'abord Créole Gypsy, paru en 1980 et resté confidentiel jusqu'à sa réédition au début des années 2000 par le label Isma'a.
Au carrefour de la soul, du jazz et de la musique créole, Créole Gypsy révèle quelques plages superbes, comme celle qui ouvre l'album et donne son nom à l'album, avec son ostinato de basse, le solo de saxophone de Bib Monville et la voix chaude de Brival parfaitement soutenue par quelques choeurs féminins. C'est du reste une nouvelle fois l'omniprésent saxophone de Monville qui illumine Tan Joue Mab tandis qu'on croirait entendre Arthur H sur Just for You, qui clôt l'album.

Roland Brival - Tan Joue Mab (Créole Gypsy 1980/2001 Isma'a)



Roland Brival - Just For You (Créole Gypsy 1980/2001, Isma'a)




Vingt-trois ans plus tard paraissait Waka, suite évidente de Créole Gypsy et encore meilleure que son lointain prédécesseur.
Le batteur Jean-Claude Montredon était toujours présent et entouré de Steve Potts aux saxophones, de Camel Zekri à la guitare et de la chanteuse Bouchra Jalid, Brival resplendissait.

Pour commencer, un explosif dialogue entre la voix de Brival et celle puissante de Bouchra Jalid, porté par une rythmique "antillaise" et le son chaud du Fender Rhodes. Puis les plus calmes All That You Get et une belle reprise du War Song de Jon Lucien avant un morceau où Brival est uniquement accompagné par la guitare de Camel Zekri, souvent entendu dans des contextes plus "difficiles", aérien ici. Bolo Dub et Sakitayo prennent une direction plus moderne, du point de vue des rythmes et des ambiances, presque trip-hop sur la seconde.
On retrouve le style de To Be One sur Si-W Mêlé, aux riffs funk joués acoustiques par Camel Zekri. Si les dernières plages du disque sont un peu en deça, Waka reste excellent, d'une fraîcheur pas si courante, excellement produit et resistant à la tentation d'une "fusion" à laquelle Brival finira malheureusement par céder avec Kayam, son dernier album en date et dont on pourra faire l'économie.

Roland Brival - To Be One (Waka 2003, Isma'a)



Roland Brival - Sakitayo (Waka 2003, Isma'a)



A noter qu'en parallèle de ses activités de musicien, Roland Brival est aussi sculpteur mais surtout romancier et auteur de plusieurs livres qui, sans être indispensables, se lisent avec plaisir.
Si vous tombez sur l'un d'eux mais surtout sur Créole Gypsy ou Waka, faites-vous plaisir et ramenez-les chez vous.

http://www.rolandbrival.com/index.php

http://www.myspace.com/rolandbrival

CREOLE GYPSY - Ep.01 - Créole Gypsy Mix

@C.Schoenahl

Spadee Sam presents - Créole Gypsy Mix







Spadee Sam presents - Creole Gypsy Mix



(ce mix peut être téléchargé pendant plusieurs semaines et restera ensuite disponible en streaming)

01 – Roland BrivalCréole Gypsy (Créole Gypsy 1980/2001, Isma’a) - Martinique
02 – Jon LucienThe War Song (Rashida 1973, RCA) - Ile Tortura
03 – Roland BrivalSi-W Mêlé (Waka 2003, Isma’a) - Martinique
04 – Marius CultierMissie Sirop (Ouelele Souskaï 1975, Fiesta Records) - Martinique
05 – Henri GuédonAn Ti Fi (Early Recordings 2004, Comet Records) - Martinique
06 – Sam CastendetDoudou Pas Pleurer (Intégrale 1950, Frémeaux et Associés) - Martinique
07 – Rico’s Creole Band - Moin Aimé Doudou Moin (Biguine, Valse et Mazurka Créoles 1929-1940, Frémeaux et Associés) - Cuba
08 – Alain PetersL’tonton Alfred (Paraboler 1998, Takamba) - La Réunion
09 – Gramoun LéléSinibalala (Zelvoula 2003, HarmoniaMundi) - La Réunion
10 – Roland BrivalBoloko (Waka 2003, Isma’a) - Martinique
11 – Alain PetersMangé pou le Cœur (Paraboler 1998, Takamba) - La Réunion
12 – Roland BrivalTunji (Créole Gypsy 1980/2001, Isma’a) - Martinique
13 – Orchestre Créole Matou - Ti Joseph a Joséphine (Biguine, Valse et Mazurka Créoles 1929-1940, Frémeaux et Associés) - Guadeloupe
14 – Alain PetersRest’ la Maloya (Paraboler 1998, Takamba) - La Réunion



Tandis que sur Strut Records paraît ces jour çi la compilation Calypsoul 70, regroupant des morceaux d'artistes caraïbéens assez peu connus et publiés dans les années 70, l'occasion est belle de parler ici de quelques musiciens d'Outre-Mer parfois plus récents, mais dont les discographies valent le détour. Ainsi, après ce mixe d'introduction qui vous emmènera aussi bien en Guadeloupe ou en Martinique qu'à la Réunion, on parlera plus longuement du martiniquais Roland Brival et du réunionnais Alain Peters. A suivre donc...

01/09/2008

LECTURES ET CINEMA - Junot Diaz, Roberto Bolano, Kenneth Cook, Wayne Wang

Une fois n'est pas coutume, permettons-nous de conseiller d'excellents livres pour la rentrée, qui bien que déja parus, vous permettront d'éviter les âneries franchouillardes de Christine Angot, Amélie Nothomb ou Marc Lévy.



On est loin d'avoir terminer la lecture de l'énorme 2666 du chilien Roberto Bolano (éd.Christian Bourgeois) mais rien que la première partie du livre (qui en compte cinq), dite "des critiques", est une merveille. Des universitaires spécialistes d'un écrivain invisible et insaisissable se lient d'amitié, vraie ou artificielle, se rencontrent et se séparent autour d'une de leur collègue et de lieux marqués par le fantôme de l'écrivain, pour terminer dans une ville du désert mexicain, hantée quant à elle par le meurtre de centaines de femmes. Ecriture d'une souplesse ahurissante dans ses descriptions et accélération géniale du rythme dans les dernières pages de cette première partie, un dernier livre de Roberto Bolano, écrivain majeur dont il faudrait lire l'oeuvre avant beaucoup d'autres choses.


A Corps Redoublés de l'Australien Kenneth Cook est un cours roman imbibé d'alcool, de bagarres sans but et de boucher animal. Sans une once de compassion pour ses personnages, Cook raconte une journée de fin de semaine dans un hôtel-bar accueillant à bras ouverts toute la population alentour désireuse de se noyer dans l'alcool en dépenssant un maximum d'argent. Ecriture sèche et sens de l'humour glacial pour un livre vite lu mais qui fait longtemps froid dans le dos.


Enfin, comme conseillé à un nouvel ami blogueur, http://stef-blogapart.blogspot.com/ , Los Boys de l'américain d'origine dominicaine Junot Diaz. Soit une série de tableaux qui présentent un jeune garçon dominicain à plusieurs stades de sa jeunesse et une partie plus longue autour de la nouvelle vie américaine du père de ce garçon. On relèvera évidemment l'extraordinaire partie intitulée "Comment sortir une latina, une black, une blonde ou une métisse" où l'écriture de Diaz, rapide, nerveuse, intégrant l'argot dominicain, fait des merveilles. Si vous êtes anglophile, lisez ces quelques pages de "The Brief Wondrous Life of Oscar Wao", son premier roman dont le New Yorker publiait des extraits il y a... 7 ans :

http://www.newyorker.com/archive/2000/12/25/2000_12_25_098_TNY_LIBRY_000022398

Il y a quelques mois, Junot Diaz obtenait le prix Pullitzer, raison de plus pour lire cette petite nouvelle explosive :

http://www.newyorker.com/fiction/features/2007/12/24/071224fi_fiction_diaz

Tandis qu'ici, vous pourrez télécharger en MP3 une lecture publique d'une des dernières nouvelles de Diaz initulée Flaka :

Junot Diaz lit Flaka

On ne saurait trop également vous conseiller le petit film de Wayne Wang, Un Millier d'années de Bonnes Prières, d’abord parce que c’est un film modeste et émouvant, ensuite parce que quand arrive le générique de fin, c’est Joe Henry qu’on entend dans une magnifique version dépouillée de Wave, une chanson qu’on trouvait sur Civilians avec une mandoline en trop. En tout cas, dans la série des « petits » films, Un Millier d'années de Bonnes Prières est bien meilleur que le très surestimé Eldorado de Bouli Lanners, coquille vide bien complaisemment remplie par la critique branchée.

31/08/2008

JAZZ A MULHOUSE - Ep.03 - 30/08 - Charming Hostess, Globe Unity Orchestra

Il fallait être présent à la soirée de clôture de cette 25ème édition de Jazz à Mulhouse. Normal me direz-vous, puisqu'on y entendait l'historique Globe Unity Orchestra. Vous n'y êtes pas pourtant, car c'était bien pour l'extraordinaire concert des Charming Hostess qu'il fallait avoir une chaise, ce qui du reste était bien plus facile à avoir que pour l'Orchestre qui suivait.
De fait, Jewlia Eisenberg, Marika Hughes et Ganda Suthivarikom ont donné une véritable leçon de musique "libre". Avec leurs trois voix et des cuillères sur un titre (une reprise du Spoonful popularisé par Howlin' Wolf, magnifiquement repris par Chris Whitley sur son album Perfect Day, avec Billy Martin et Chris Wood), les trois dames ont montré comment faire rimer culture et divertissement, technique et émotion, humour et gravitée.
Avouons-le maintenant, malgré quelques bons concerts, on restait jusqu'à là un peu sur notre faim. Non pas que le niveau de performance des musiciens n'étaient pas au rendez-vous mais un certain sérieux, un intellectualisme un peu guindé était parfois venu gâché la fête et on attendait avec impatience un sourire,, un grain de sable dans cette musique appelée free jazz parfois bien trop corsettée.
Alors peu après un quintet de saxophones à nouveau très austère, on savoura le moment passé en compagnie de ces trois formidables chanteuses dont Jewlia Eisenberg était le leader, intervenant entre chaque morceau pour des interludes hilarants ("soyez libre de rire de n'importe quoi à n'importe quel moment").
De la Bosnie à la Turquie, de la Palestine à New York, de l'Allemagne à l'Espagne, évoquant Walter Benjamin, Asja Lacis, Gershom Sholem ou le génocide bosniaque, la musique des Charming Hostess est bien libre, libre de circuler, de séduire, de choquer, de faire rire ou pleurer. Trois voix formidables, puissante chez Eisenberg, plus en retrait chez Marika Hughes et plus ronde et "pop" chez Ganda Suthivarikom, qui se mélangent, se répondent, se superposent.
Libre aussi de circuler dans des courants musicaux divers, la musique juive, le jazz, le hip-hop, le gospel, pour rappeler que le jazz c'est surtout ca, une musique qui bouge, transite, se mélange, évolue.

http://www.charminghostess.us/

http://www.myspace.com/charminghostess

http://www.eatdrinkonewoman.com/ (le blog de Ganda Suthivarikom et cette présentation géniale : My name is Ganda. What kind of name is France Gall? !

Quelques minutes plus tard, c'était donc au tour de l'historique Globe Unity Orchestra de faire son apparition devant une salle du Noumatrouff bondée.
Rudi Mahall, Johannes Bauer, Jean-Luc Capozzo ou Axel Dörner mais aussi Evan Parker, Alex Von Schlippenbach, Paul Lovens et Paul Lytton, entre autres, débutaient tambour battant le concert final de cette 25ème édition.
Alors quoi ? Paul Lovens était aussi classe qu'impressionnant à la batterie, comme toujours. Et ?
Pas grand chose à vrai dire. Il est toujours intéressant de marquer le coup avec des artistes ou des formations qui ont fait l'histoire du style de musique qu'on défend dans un festival. Mais qu'a à nous dire aujourd'hui un orchestre comme le Globe Unity qui ne l'a déja été et est-il encore à l'heure actuelle la représentation de ce qu'on appelle le jazz libre ou free jazz ? Avec ses codes, sa manière de mettre en avant à tour de rôle chacun des musiciens pour un solo de quelques minutes, ses sourires généreux, cet orchestre là avait tout du témoignage d'une autre époque. On aurait eu tort de ne pas en profiter mais demain arrive déja...

29/08/2008

IMPROVISATION

"Dès l'instant où nous improvisons, notre mémoire est morte. Nous nous souvenons seulement du 1er geste". Joëlle Léandre

JAZZ A MULHOUSE 2008 - Ep.02- 28/08 - Hubbub, Huntsville

Toisième grande soirée de Jazz à Mulhouse, avec pour commencer ce jeudi la formation Hubbub. Dire que la musique improvisée d'Hubbub est une musique facile serait mentir. Affirmer à coup sûr que Frédéric Blondy est pianiste serait tricher au vu du nombre de notes qu'on l'aura entendu jouer ce soir. Mais Hubbub a pourtant bien pris forme, avec son coeur/corps formé de Bertrand Denzler et Jean-Luc Guionnet aux saxophones et de Jean-Sébastien Mariage à la guitare et de celui dont les performances derière ses fûts n'ont d'égales en fantaisie que la couleur de ses chemises, Edward Perraud.
Véritable poumon du quintet, ce dernier fit une nouvelle fois preuve de son extraordinaire imagination percussive, accompagné dans cette voie par Frédéric Blondy, la plupart du temps penché sur son piano, pinçant, frappant, caressant les cordes de son instrument.
Au centre, les deux saxophonistes assuraient une respiration lente et irrégulière avec entre les deux, un guitariste maniant l'archet avec délicatesse.
Devant Hubbub, il était fascinant d'entendre et d'observer la progression de l'improvisation, les prises de paroles de chacun, la concentration demandée par ce genre d'exercice, l'envie pour l'un de suivre une voie proposée par l'autre ou, au contraire, son refus. En dehors des notions de temps, de lieu, de mouvement, le quintet respirait juste la musique, apparente ou cachée, secrète ou offerte comme un cadeau rare, unique.

Après le concert, quelques réflexions de spectateurs :

"C'était pas mal mais je reste mitigé".
"C'était très méditatif, on aurait pu s'endormir".
"Ca pourrait être une musique de film, un film de Jarmush par exemple".
"C'éait impressionnant de les voir se répondre à tour de rôle, en proposant sans cesse".
"Le batteur semblait être le meneur du groupe, étonnant pour une musique non-rythmique".
"Est-ce que le jazz ne doit-il pas être rythmique ?"
"Quels sont les caractéristiques du jazz ? Y a t-il forcément de l'improvisation ? ".

On laissait alors ces questions en suspens, puisque les norvégiens d'Huntsville faisaient leurs apparition sur la scène du Noumatrouff.
De Huntsville, on avait apprécié le premier album, For The Middle Class, paru en 2006 sur le label Rune Grammofon et dont les atmosphères "nordiques" avaient faire leur effet. Mais on trouvait aussi qu'il manquait d'un petit quelque chose pour rendre l'ensemble vraiment passionnant, quelques grains de sable dans une machine plutôt bien huilée.
A quelques semaines de la parution de leur nouveau disque, Eco, Arches & Eras sur lequel ils ont invité l'éclectique guitariste Nels Cline et son compagnon dans Wilco, le percussioniste Glenn Kotche, Huntsville se produisait donc dans leur formation traditionnelle, en trio.
La conclusion reste cependant la même. Il y a vraiment quelque chose d'intéressant, de sympathique dans la musique d'Huntsville. Ingar Zach est excellent à la batterie et Ivar Grydeland propose des motifs de banjo captivant, quant il ne marche pas dans les traces d'Arto Lindsay à coup de zébrures de guitare saturée. On assiste alors à un jazz "progressif", qu'on suit par paliers successifs jusqu'à un effet de transe. Mais on finit aussi par se lasser, de par le manque d'éléments nouveaux apportés par les musiciens à chacun de ces paliers. De plus, à la suite du set "contemplatif" d'Hubbub, il fallait être particulièrement en forme pour résister au voyage musical proposé par Huntsville, un voyage certes agréable, mais avouons-le un peu monotone. Plus tard, Electric Electric était chargé de réveiller l'assemblée...

http://www.huntsville.no/v1/

http://www.myspace.com/huntsvillefromupnorth

http://joevshollywood.free.fr/ELECTRIC_ELECTRIC.html